Après avoir pu goûter ces 3 domaines au grès des dégustations, nous voulions approfondir la connaissance de ces domaines et rencontrer ces vignerons pour référencer quelques nouvelles cuvées de vins bio (certifiés en culture bio) naturel (vinifiés naturellement sans intrants).
Domaine Dominique Derain à Saint-Aubin:
Dominique Derain est installé sur l’Appellation montante de la Côte de Beaune, Saint-Aubin, depuis une vingtaine d’année. Le domaine est conduit en culture bio + bio-dynamie, les vins sont vinifiés naturellement sans SO2, bref du très bon travail. Nous commençons par la dégustation des 2009 arrivés récemment en fûts qui s’annoncent déjà comme une grande réussite. Parmi les 2007 et les 2008 en bouteille, nous sommes ébloui par la qualité générale des vins issus de raisins de maturité exemplaire, travaillés dans de faibles rendements pour connaître ensuite une relation avec la barrique leur offrant finesse tactile et souffle minéral, nous avons particulièrement flashé sur:
Bourgogne Aligoté 2008 (blanc): Un aligoté gras et généreux qui se livre en bouche avec de l’ampleur et de la minéralité souligné par des notes de fleurs blanches. (sur un pavé de cabillaud relevé au beurre demi-sel ou une douzaine d’huitres natures).
Saint-Aubin “Le Ban” 2007 (rouge): ampleur aromatique et longueur en bouche sur ce Saint-Aubin rouge marqué par la finesse, plaisir garanti !
Gevrey-Chambertin “En Vosne” 2007 (rouge): On retrouve dans ce Gevrey-Chambertin l’âme des Grands Vins de Bourgogne avec cette touche féminine, un côté soyeux tout en dentelles. Une cuvée réalisé avec brio, un magnifique fruité avec une belle persistance qui laisse une bouche nette et précise.
Après cette magnifique dégustation, rapide repas au Cellier Volnaysien, à Volnay, pour y retrouver les fameux Œufs en Meurette et son plat de pommes sautées, sur un menu du midi entrée-plat à 15€, courrez-y vite c’est que du bonheur ! (bémol: le vin c’est vraiment pas ça…)
Domaine du Val de Saône de Guy Bussière:
Ce micro domaine d’1.8 hectare situé en Val de Saône, à l’est de Nuits-Saint-Georges, un peu perdu, seul et unique sur son appellation (VDP de Sainte Marie La Blanche), est cultivé en culture bio par Guy Bussière, un personnage attachant et discret. Allergique au SO2 il vinifie sans intrants et la dose de SO2 à la mise est quasi-nulle (autour de 10mg/l) par contrainte physiologique mais aussi par engagement personnel dans l’univers passionnant des vins naturels (nouvellement membre de l’AVN, l’Asso des Vins Naturels dont nous faisons également parti).
Le Chardonnay 2007 est très plaisant sur de belles notes d’agrumes, nous proposons dans un premier temps le Pinot-Noir 2005: esprit nature sur cette vinification en grappes entières, notes sur la cerise, matière serrée et beau potentiel de garde.
Domaine Les Faverelles en Bourgogne Vézelay de Patrick Bringer :
Bourgogne Vézelay est une petite appellation située au sud du pays Chablisien, au nord-ouest des Côtes de Nuits. Réputé pour ses blancs (seul les Blancs portent ici l’Appellation Bourgogne Vezelay), on y réalise également de jolies pépites en rouge, toujours issues du Pinot-Noir. Patrick Bringer s’occupe de son petit Domaine des Faverelles sur 6 hectares, planté au 3/4 de Chardonnay et 1/4 de Pinot-Noir, l’ensemble étant conduit en culture biologique certifiée. En cave, c’est vinification naturelle de rigueur sans aucun intrant, juste une légère dose de SO2 à la mise. Après avoir goûté les magnifiques 2009 en fût et les 2008 en bouteille, nous référençons dans un premier temps le Bourgogne Rouge 2008.
Bourgogne Rouge 2008 “Le nez de muse”: un 100% Pinot-Noir élevé en grosse cuve bois (avantage du contenant bois sans marquer les vins en goût de bois), une belle acidité sur une bouche dominée par les fruits rouges (framboise en dominante) marquée par une trame soyeuse et minérale. Un vin constitué d’une belle ossature (acidité > potentiel de garde) avec une rondeur gourmande très appréciable.
je tiens juste a mettre un petit bémol sur le Bourgogne “le nez de muse ” 2008: C est un vin “bio” et c’est tout à l’honneur du vigneron qui l’élève, mais d’un point de vue gustatif j’ai été assez déçu… la belle acidité est pour ma part trop prononcé… Maintenant si c’est un vin à potentiel de garde intéressant, j’espère que dans quelques années mon avis sur ce vin se sera nettement amélioré… je vais donc laisser vieillir un peu et l’on verra bien…
gustativement
Bonjour Yohan,
Votre remarque est tout à fait pertinente car cette cuvée est réellement marquée par une acidité franche. C’est justement ce qui nous a emballé sur cette bouteille qui pourra ainsi évoluer remarquablement bien dans le temps (si conservation dans de bonnes conditions). Une belle trame acide est gage de qualité, c’est l’ossature du vin, sa colonne vertébrale, lorsqu’un vin rouge n’a pas assez d’acidité il parait tout de suite mou en bouche, manquant de droiture et déséquilibré. Nous conseillons donc de le laisser un peu vieillir (garde de 6 à 8 ans). Pour les plus pressé d’entre nous qui souhaitent déjà en profiter nous conseillons de le préparer à l’avance: mise à température à 14°/15° avec un carafage de quelques heures justement pour faire ressortir ce gros bouquet de fruits rouges, cela équilibrera d’avantage l’ensemble. J’espère que vous ne l’avez pas bu trop froid…
Guillaume
Bonjour!
Les étudiants du Mastère en Commerce International des Vins et Spiritueux de l’ESC Dijon soutiennent la candidature des climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco à travers notre participation à la “Saint Vincent Tournante 2012″.
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Merci!