Archive pour la catégorie ‘On the road again’
Après avoir repoussé plusieurs fois nos rendez-vous sur Sancerre (tempête de neige et autres impératifs se mettant en travers de notre chemin), nous avons finalement trouvé un créneau pour cette journée qui nous tenait vraiment à cœur pour rendre visite à Alexandre Bain sur l’Appellation Pouilly-Fumé et Sébastien Riffault à Sancerre.

Alexandre Bain avec Phénomène son cheval de trait

Un des terroirs de Pouilly-Fumé: les calcaires du Portlandien
On part tout d’abord faire une balade avec Alexandre Bain dans ses vignes, on observe l’état sanitaire et l’état d’avancement de la vigne, il semble content pour l’instant tout se déroule pour le mieux. La majorité des vignes d’Alexandre se situent sur un terroir d’argilo-calcaires, des calcaires du Portlandien, avec très peu d’argile et une roche mère à fleur de surface: “parfois quand tu laboures, tu attrapes un bout de roche mère et là tu sors un énorme morceau !”. Ce terroir constituera la cuvée Pouilly-Fumé ‘domaine’. Pour élaborer la cuvée Pouilly-Fumé Mademoiselle M, Alexandre dispose de vieilles vignes sur un terroir sensiblement différent: des argiles et des calcaires du Kimméridgien, facilement reconnaissables par la multitude de fossiles d’huitres dans ces calcaires… car avant ici il y avait le mer (un peu comme à Chablis).

Une vigne en non-culture: aucun labour donc un sol dur comme du béton, vigne tenue en vie par les engrais, aucune vie des sols... un sol simplement mort (Monsanto je te vois)

En comparaison, la vigne d'Alexandre Bain est labourée au cheval (butage/débutage, désherbage à la griffe) et cultivée en biodynamie (préparats 500p et 501), le sol est vivant, aéré et moelleux
Retour au chai pour déguster les 2009 encore en élevage (ici les élevages durent autant que possible entre 14 et 20 mois en fûts, tonnes et demi-muids). Les 2009 s’annoncent comme une très belle réussite grâce à leur rondeur suave et leur aromatique gourmande (dominée par les agrumes et les fruits exotiques). L’élevage est primordial pour ce genre de vin où la vinification sans soufre et sans additifs demande du temps, de la rigueur et de l’analyse. Puis dégustation du Pouilly-Fumé Mademoiselle M 2008, que nous connaissons déjà très bien… toujours au top !

Juste au bon moment le soleil arrive

Sébastien Riffault aka Maître Grilladin
Nous arrivons chez Sébastien Riffault juste à la bonne heure ! On s’est régalé avec de belles grillades et ses légumes nouveaux du jardin, repas accompagné des Sancerre blancs du domaine (Akméniné, Auxinis et Skéveldra). Également dégusté, sa micro-cuvée Auxinis Macération, un blanc de macération (procédé traditionnel d’élaboration de certains grands blancs italiens) qui en fera rigoler plus d’un lors d’une dégustation à l’aveugle ! Les Sancerre ‘classiques’ 2006, 2007 (qui n’ont rien de classiques pour l’appellation !) n’ont pas encore évolués et sont toujours comme on les connait: friands, droits, opulents et ultra digestes. L’élevage des 2008 est maintenant fini, les vins sont dispo et goutent très bien, nous avons sélectionné le blanc Sancerre Akméniné 2008 et le rouge Sancerre Raudonas 2008, et sommes vraiment content de proposer ses vins hors normes au caractère affirmé !

Ophélie la magnifique jument de Sébastien Riffault, professionnelle du labour des vignes

Balade digestive dans les vignes de Sébastien Riffault à Sancerre
Quoi de mieux qu’une balade digestive dans les vignes ! Attelage de la jument, préparation de la calèche et en voiture Simone ! Sébastien en a profité pour nous montrer les spécificités géologiques de ces différents terroirs: une partie en argilo-calcaires (cuvée Akméniné), une autre partie constituée d’argiles à silex (cuvée Skéveldra). Encore l’occasion de voir qu’ici aussi la terre est saine, moelleuse, travaillée, la vie microbienne et la biodiversité bien présente.
Nous avons choisi par goût et par conviction de travailler avec ce type de vignerons, on voit qu’ici aussi pour en arriver là, ces deux gaillards fournissent un travail énorme de vrai passionné, aussi bien à la vigne qu’en cave où ils accompagnent parfaitement le vin sans le contraindre (la vision du vin que nous essayons de transmettre) et le résultat est là, visible, de la vigne… jusqu’au verre.

Sébastien dans un coteau d'argiles à silex expliquant l'intérêt des préparats biodynamiques
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Magnifique vue sur les coteaux et la commune de Sancerre

Avant les différents salons qui gravitent autour du Salon des Vins de Loire d’Angers, nous avons fait une petite escale en Pays du Layon, à Beaulieu-sur-Layon. Il s’y déroule une fois tous les 2 mois un drôle de cirque dans un vieux caveau du village: LES VENDREDIS DU CAVEAU. C’est une asso qui, au cours d’une soirée apéro-concert, fait jouer les petits gars du coin et met en avant de bons petits vins comme on les aime (ceux fait uniquement à base de jus de raisins). Entrée gratuite, du bon son dans les oreilles et à la dégustation un Tour de France de 12 vins au choix (à 4€ le menu de 3 verres… oui je sais c’est pas cher).
Bravo à François, Nicolas et toute la bande du caveau ! on reviendra c’est sûr…

Le dernier weekend de janvier annonce un programme très alléchant:
>>Renaissance des Appellations, dénommé cette année “Greniers Saint Jean 2010″, samedi 30 (après-midi) et dimanche 31 janvier 2010 aux Greniers Saint Jean à Angers (49), c’est LE salon pro des vins en culture bio et en biodynamie.
Voici la liste des vignerons présents:
LOIRE
Valerye Mordelet
domaine Stéphane Cossais
Franz Saumon
Laurent Chatenay
François Chidaine
Eric Nicolas
Sébastien Riffault
Michel Gendrier
Michel Quenioux
Louis Jean Sylvos
Catherine Roussel
Michel Augé
Christian Chaussard
Hervé Villemade
François Plouzeau
Thierry Puzelat
Pierre Breton
Pascal Lambert
Étienne de Bonnaventure
Sébastien David
Mathieu Bouchet
Guillaume Reynouard
Benoit Courault
Jean-Christophe Garnier
Laurent Herbel
Joël Ménard
Agnès Mosse
François David
Thierry Michon
Joseph Landron
Guy Bossard
Virginie Joly
Philippe Gourdon
Aymeric Hilaire
Xavier Caillard
Stéphane Bernaudeau
Charlotte Battais
Mark Angeli
Richard Leroy
Sylvain Martinez
Didier Chaffardon
Bruno Rochard
Olivier Cousin
Christophe Daviau
Philippe Delesvaux
Eddy Oosterlinck
Joseph Pithon
LANGUEDOC
Luc-Marie Michel
Bernard Bellahsen
Hugo Stewart
Nicolas Gaignon
Pierre Jequier
Corinne Andrieu
Sabine Durand
Nikolaus Bantlin
Didier Barral
Jean-Pierre Monier
Thierry Gout
Eric Moné
Olivier Pithon
Antoine Kreydenweiss
Charlotte Sénat
NORMANDIE
Eric Bordelet
CORSE
Yves Canarelli
Jean-Charles Abbatucci
SUD-OUEST
Magalie Tissot
Catherine Le Bihan
Alan Geddes
PROVENCE
Jean-Baptiste Dutheil
Raimond de Villeneuve
Dominique Hauvette
CHAMPAGNE
Françoise Bedel
Dominique Moreau
Franck Pascal
JURA
Stéphane Tissot
Jean Etienne Pignier
RHÔNE
Eric Saurel
Jean David
Rémi Pouizin
Jean Delobre
Hélène Thibon
Mathieu Barret
David Reynaud
Stanislas Wallut
BORDEAUX
Paul Barre
Alain Ferran
Thierry Valette
Olympe Minvielle
Claire Laval
Véronique Cochran
ALSACE
François Barmes
Jean-Michel Deiss
Olivier Humbrecht
Jean-Paul Zusslin
Jean-Pierre Frick
Christophe Erhart
Jean Schaetzel
Maurice Barthelmé
BOURGOGNE
Emmanuel Giboulot
Didier Montchovet
Marc Guillemot
Pierre de Benoît
Dominique Derain
Olivier de Moor
Jean-Claude Rateau
ESPAGNE
Diego Soto
ITALIE
Stella di Campalto
Stefano Belloti
Vidéo d’un précédent salon (Luxembourg) organisé par ce même collectif de biodynamistes:
>>La 11ème Dive Bouteille, dimanche 31 janvier 2010, 10h-20h, au Château de Brézé (49), entrée 10€, c’est LE salon des vins natures, seront de la partie:
Audrey et Christian Binner (Alsace)
Jean-Christophe Bott, Bott-Geyl (Alsace)
Pierre Larmandier, Larmandier-Bernier (Champagne)
Jérôme Prevost, la Closerie (Champagne)
Hélène et Bertrand Gautherot, Vouette Sorbée (Champagne)
Evelyne et Pascal Clairet, la Tournelle (Jura)
Jean-François Ganevat (Jura)
Philippe Bornard (Jura)
Jean-Yves Peron (Savoie)
Jacques Maillet (Savoie)
François Grinand, le Perron (Bugey)
Alice et Olivier De Moor (Chablis)
Vincent Thomas, la Chappe (Bourgogne)
Catherine et Jean Montanet, la Cadette (Bourgogne Vézelay)
Fanny Sabre (Bourgogne)
Jean-Pascal Sarnin et Jean-Marie Berrux (Bourgogne)
Julien Guillot, Vignes du Maynes (Bourgogne)
Cécile et Philippe Valette (Pouilly-Fuissé)
Claire et Fabio Montrasi, les Rontets (Pouilly-Fuissé)
Philippe Jambon (Mâconnais)
Nicolas Rousset (Mâconnais)
Arnaud Combier (Saint-Véran)
Marie et Marcel Lapierre (Beaujolais)
Geneviève et Jean-Claude Chanudet, Chamonard (Beaujolais)
Nicolas Testard (Beaujolais)
Georges Descombes (Beaujolais)
Agnès et Jean Foillard (Beaujolais)
Jean-Paul et Charly Thévenet (Beaujolais)
Jean-Claude Lapalu (Beaujolais)
Max Breton (Beaujolais)
François Décombe, La Haye (Bordeaux)
Isabelle Carles et Franck Pascal, Jonc Blanc (Bergerac)
Bénédicte et Grégoire Hubau, Moulin Pey-Labrie (Fronsac)
Michel Favard, Château Meylet (Saint-Emilion)
Elian Da Ros (Marmandais)
Jean-Marie et Cathy Le Bihan (Côtes de Duras)
Magalie Tissot et Ludovic Bonnelle, le Pech (Buzet)
Yvonne Hégoburu, Souch (Jurançon)
Mathieu Cosse (Cahors) et La Coste (Provence)
Sylvaine et Michel Issaly, la Ramaye (Gaillac)
Myriam et Bernard Plageoles (Gaillac)
Marc Penavayre, Plaisance (Fronton)
Nicolas Carmarans (Entraygues, Aveyron)
Patrick Rolls (Entraygues, Aveyron)
Valérie et Philippe Chaume-Arnaud (Vinsobres-Rhône)
Béatrice et Hervé Souhaut, Romaneau d’Estezet (Saint-Joseph)
Marcel Richaud (Cairanne-Rhône)
Guy et Thomas Jullien, ferme St Martin (Beaumes-Rhône)
Laurence et Antoine Joly (Rhône)
Philippe Viret (Rhône)
Jérôme Jouret (Ardèche)
Andréa Calek (Ardèche)
Manuel Cunin et Vincent Fargier, les Deux Terres (Ardèche)
Gérald Oustric, le Mazel (Ardèche)
Gilles Azzoni, la Bégude (Ardèche)
Luc Michel, Zélige-Caravent (Languedoc)
Thierry Navarre (Saint-Chinian)
Charlotte et Jean-Baptiste Sénat (Minervois)
Nicolas Gaignon, Loup Blanc (Languedoc)
Anne-Marie Lavaysse, Gimios (Minervois)
Maxime Magnon (Corbières)
Geoffroy Marchand, l’Etoile du Matin (Corbières)
Axel Prüfer, le Temps des Cerises (Languedoc)
Jean-Luc Chossart, Jolly-Ferriol (Roussillon)
Manuel Jorel (Roussillon)
Cyril Fhal, Rouge-Gorge (Roussillon)
Loïc Roure, Domaine du Possible (Roussillon)
Edouard Laffitte, le Bout du Monde (Roussillon)
Philippe Wies, La Petite Baigneuse (Maury)
Bruno Duchêne (Collioure)
Gyslaine et Alain Casteix, Casot de Maillol (Banyuls)
Vincent Cantié, Tour Vieille (Collioure)
Frédérique et Etienne Montès, Casenove (Roussillon)
Jean-Baptiste et Antoine-Marie Arena (Corse)
Jean-Baptiste Dutheil, Sainte-Anne (Bandol)
Dominique Hauvette (Baux de Provence)
Peter Fischer, Revelette (Provence)
Raimond de Villeneuve, Roquefort (Provence)
Jean-Christophe Comor, Terres Promises (Provence)
Olivier Rivière (Rioja)
Luis Arnedo, Bodegas Lacus (Rioja)
Clémentine et Gian-Marco Antonuzi, le Coste (Italie)
Luca Roagna (Piémont, Italie)
Matthieu de Genevraye, Clos Ouvert (Chili)
Julien Frémont (cidres)
Laurent Cazottes (eaux de vie, liqueurs)
Ludovic et Stéphane Hardouin, Brasserie de la Pigeonnelle
Nathalie Herre & Edgar Lefort, Vinaigrerie la Guinelle
Jocelyne et Joseph Landron (Muscadet)
Jérôme Bretaudeau, Bellevue (Muscadet)
Marc Pesnot, la Sénéchalière (Muscadet)
Christine et Joël Ménard, les Sablonnettes (Anjou)
Eric Morgat (Savennières)
Loïc Mahé, Gué d’Orger (Savennières - Anjou)
Joseph Paillé, Pithon-Paillé (Anjou)
Julien Bresteau et Marc Houtin, La Grange aux Belles (Anjou)
Nicolas Bertin (Anjou)
Benoît Courault (Anjou)
Olivier Cousin (Anjou)
Eric Dubois, Clos Cristal (Saumur-Champigny)
Thierry Germain (Saumur-Champigny)
Antoine Foucault, le Collier (Saumur)
Romain Guiberteau (Saumur)
Nicolas Reau (Anjou-Chinon)
Patrick Corbineau (Touraine-Chinon)
Luc Sébille (Chinon)
Gérard Marula (Touraine-Chinon)
Catherine et Pierre Breton (Bourgueil-Chinon)
Lise et Bertrand Jousset (Montlouis)
Sébastien Brunet (Vouvray)
C. et D. Delecheneau, La Grange Tiphaine (Touraine-Montlouis)
Frantz Saumon (Touraine-Montlouis)
Grégory Leclerc, Chahut et Prodiges (Touraine)
Thierry et Jean-Marie Puzelat, Tue Bœuf (Cheverny-Touraine)
Noella Morantin (Touraine)
Pascal Simonutti, le Pré Noir (Touraine)
Edith et Pascal Potaire, les Capriades (Touraine)
Isabelle et Hervé Villemade, le Moulin (Cheverny)
Christian Venier (Touraine)
Olivier Lemasson, les Vins Contés (Touraine)
Emile Hérédia, Montrieux (Côteaux du Vendômois)
Nathalie et Christian Chaussard (Jasnières-Ctx du Loir)
Noella et Jean-Pierre Robinot, l’Ange Vin (Jasnières -Ctx du Loir)
Renaud Guettier, La Grapperie (Côteaux du Loir)
Alexandre Bain (Pouilly-Fumé)
Pierre Beauger (Côtes d’Auvergne)
Patrick Bouju, La Bohème (Côtes d’Auvergne)
Jean Maupertuis (Côtes d’Auvergne)
Géraldine et Christophe Pialoux, Picatier (Côtes Roannaises)
>>Nous finirons le soir avec Cyril & Fabien Boisard (Saint Nicolas de Bourgueil) pour festoyer autour de leur traditionnel coq au vin dans les caves troglos de Benais (37), avec quelques autres vignerons de l’appellation qui savent faire bon (Pierre Borel, Sébastien David, Bertrand Galbrun, Emmanuel Caslot & Charles Georget).
Après avoir pu goûter ces 3 domaines au grès des dégustations, nous voulions approfondir la connaissance de ces domaines et rencontrer ces vignerons pour référencer quelques nouvelles cuvées de vins bio (certifiés en culture bio) naturel (vinifiés naturellement sans intrants).
Domaine Dominique Derain à Saint-Aubin:
Dominique Derain est installé sur l’Appellation montante de la Côte de Beaune, Saint-Aubin, depuis une vingtaine d’année. Le domaine est conduit en culture bio + bio-dynamie, les vins sont vinifiés naturellement sans SO2, bref du très bon travail. Nous commençons par la dégustation des 2009 arrivés récemment en fûts qui s’annoncent déjà comme une grande réussite. Parmi les 2007 et les 2008 en bouteille, nous sommes ébloui par la qualité générale des vins issus de raisins de maturité exemplaire, travaillés dans de faibles rendements pour connaître ensuite une relation avec la barrique leur offrant finesse tactile et souffle minéral, nous avons particulièrement flashé sur:
Bourgogne Aligoté 2008 (blanc): Un aligoté gras et généreux qui se livre en bouche avec de l’ampleur et de la minéralité souligné par des notes de fleurs blanches. (sur un pavé de cabillaud relevé au beurre demi-sel ou une douzaine d’huitres natures).
Saint-Aubin “Le Ban” 2007 (rouge): ampleur aromatique et longueur en bouche sur ce Saint-Aubin rouge marqué par la finesse, plaisir garanti !
Gevrey-Chambertin “En Vosne” 2007 (rouge): On retrouve dans ce Gevrey-Chambertin l’âme des Grands Vins de Bourgogne avec cette touche féminine, un côté soyeux tout en dentelles. Une cuvée réalisé avec brio, un magnifique fruité avec une belle persistance qui laisse une bouche nette et précise.
Après cette magnifique dégustation, rapide repas au Cellier Volnaysien, à Volnay, pour y retrouver les fameux Œufs en Meurette et son plat de pommes sautées, sur un menu du midi entrée-plat à 15€, courrez-y vite c’est que du bonheur ! (bémol: le vin c’est vraiment pas ça…)
Domaine du Val de Saône de Guy Bussière:
Ce micro domaine d’1.8 hectare situé en Val de Saône, à l’est de Nuits-Saint-Georges, un peu perdu, seul et unique sur son appellation (VDP de Sainte Marie La Blanche), est cultivé en culture bio par Guy Bussière, un personnage attachant et discret. Allergique au SO2 il vinifie sans intrants et la dose de SO2 à la mise est quasi-nulle (autour de 10mg/l) par contrainte physiologique mais aussi par engagement personnel dans l’univers passionnant des vins naturels (nouvellement membre de l’AVN, l’Asso des Vins Naturels dont nous faisons également parti).
Le Chardonnay 2007 est très plaisant sur de belles notes d’agrumes, nous proposons dans un premier temps le Pinot-Noir 2005: esprit nature sur cette vinification en grappes entières, notes sur la cerise, matière serrée et beau potentiel de garde.
Domaine Les Faverelles en Bourgogne Vézelay de Patrick Bringer :
Bourgogne Vézelay est une petite appellation située au sud du pays Chablisien, au nord-ouest des Côtes de Nuits. Réputé pour ses blancs (seul les Blancs portent ici l’Appellation Bourgogne Vezelay), on y réalise également de jolies pépites en rouge, toujours issues du Pinot-Noir. Patrick Bringer s’occupe de son petit Domaine des Faverelles sur 6 hectares, planté au 3/4 de Chardonnay et 1/4 de Pinot-Noir, l’ensemble étant conduit en culture biologique certifiée. En cave, c’est vinification naturelle de rigueur sans aucun intrant, juste une légère dose de SO2 à la mise. Après avoir goûté les magnifiques 2009 en fût et les 2008 en bouteille, nous référençons dans un premier temps le Bourgogne Rouge 2008.
Bourgogne Rouge 2008 “Le nez de muse”: un 100% Pinot-Noir élevé en grosse cuve bois (avantage du contenant bois sans marquer les vins en goût de bois), une belle acidité sur une bouche dominée par les fruits rouges (framboise en dominante) marquée par une trame soyeuse et minérale. Un vin constitué d’une belle ossature (acidité > potentiel de garde) avec une rondeur gourmande très appréciable.
Château Planquette de Didier Michaud
Le Château Planquette est situé au nord de l’appellation Médoc (presque à la pointe de l’estuaire) et autant dire qu’on ne va pas là-bas par hasard ! Didier Michaud est installé sur ce micro-domaine de 2 hectares en culture biologique certifiée. Il est seul sur ce domaine pour faire l’intégralité du travail du domaine (à la vigne, au chai, administratif, salons…) mais cette petite surface lui permet de bichonner son petit domaine comme un jardin. Didier Michaud est un personnage talentueux et attachant, c’est un vrai paysan toujours à l’écoute de son terroir, il a maintenant une grande expérience pour prendre le parti du vin sain et naturel. Bien qu’il n’appartienne à aucune chapelle, il vinifie sa seule et unique cuvée sans intrants dans les cuves, sur levures indigènes et sans aucun ajout de so2 (rien en vinif, rien à la mise). Il en ressort des vins ayant une personnalité très forte, comparable au sublime Château Meylet. A la dégustation, nous goûtons les 3 cuvées disponibles à savoir 2003 (en vin de table à cause d’une erreur administrative), 2004 puis 2005. C’est ce dernier qui nous a le plus impressionné par sa matière soyeuse et opulente, une expression de terroir digne des plus grands. Un Grand Vin sans aucun doute, à faire vieillir quelques années en cave pour en tirer toute la quintessence.
Château Lagarette d’Olympe & Yvon Minvielle
Le domaine du Château Lagarette est situé sur la commune de Camblanes-et-Meynac dans les Premières Côtes de Bordeaux, sur moins de 10 hectares à dominante Merlot et Cabernet-Sauvignon. Olympe et Yvon Minvielle ont converti le domaine dès 1999 en culture biologique certifiée AB, 2003 voit le passage du domaine en culture bio-dynamique. La spécificité du domaine est son positionnement géographique sur le haut du plateau argilo-calcaire de Camblanes qui l’expose aux vents intenses du nord et de l’atlantique. Ce micro-climat permet un séchage rapide des ceps et des raisins en cas d’humidité trop importante, ce qui contribue à minimiser le risque d’attaques de maladies de la vigne. Si Yvon est plutôt à la vigne, c’est Olympe qui dirige les vinifications et l’esprit “vin naturel” est bien présent: levures indigènes, pas collé, pas filtré, pas sulfité, juste un jus de raisin fermenté qui sera élevé 18 mois en fûts neufs et anciens pour lui donner toute son ampleur aromatique, sa structure et sa stabilité (pas de so2 donc l’élevage long joue un rôle important). Deux cuvées sont proposées: Château Lagarette cuvée Cyrus uniquement réalisé à base de Cabernet-Franc et Château Lagarette cuvée Renaissance qui est l’assemblage plus classique du bordelais à base de Merlot et de Cabernet-Sauvignon. Même si 2005 est encore serré et austère cela reste incontestablement un grand millésime de garde, nous lui avons pour l’instant préféré 2003 sur la cuvée Renaissance, déjà charmeur et plein de fruit, d’une grande buvabilité, aux tannins ronds et assouplis par un magnifique élevage (bois discret en bouche), une cuvée très plaisante à garder ou à commencer à boire.
Château La Grolet, Château Peybonhommes & Château Le Thil de Jean-Luc Hubert
Catherine et Jean-Luc Hubert sont les heureux propriétaires de ces 3 magnifiques Châteaux. Héritière du Château Peybonhommes (60 hectares en Premières Côtes de Blaye), Catherine a par la suite acquis avec Jean-Luc le plus modeste Château Le Thil en Premières Côtes de Blaye, et plus récemment le tout proche Château La Grolet (28 hectares en Côtes de Bourg). Les 3 domaines, soit plus de 90 hectares, sont en culture biologique certifiée, ce qui en fait l’un des plus gros domaines en bio du bordelais. Le Château La Grolet est quand a lui en plus en culture bio-dynamique certifié DEMETER (mais Peybonhommes et Le Thil vont passé en bio-dynamie également très prochainement). Sur une telle surface, ces méthodes naturelles de culture imposent des moyens humains et matériels conséquents mais le résultat est là: les vignes sont magnifiques, les sols enherbés un rang sur deux ressemblent à un joli jardin. En vinification, le travail est propre et conforme au cahier des charges de vinification des bio-dynamistes de la Charte Renaissance des Appellations à savoir: travail en levures indigènes, pas d’enzymes, pas d’osmose, pas d’acidification ni de chaptalisation, pas de collage, pas de filtration stérile et doses de so2 raisonnables, donc du très beau boulot vu les volumes travaillés. Nous connaissons déjà bien ces vins qui marchent fort depuis leur arrivée sur le site au début de l’été (super rapport qualité-prix-plaisir), mais nous tenions à les rencontrer après avoir fait connaissance au Salon Renaissance des Appellations à Angers. les notes de dégustations sont sur les fiches produits des vins de Jean-Luc Hubert.

Château Moulin Pey-Labrie de Grégoire Hubau
Un petit domaine d’une dizaine d’hectares sur le sol à dominante argilo-calcaire de Canon-Fronsac, qui n’a pas encore franchi le pas de la certification bio mais qui attache une importance fondamentale à la culture propre de la vigne avec comme seul traitement le soufre et le cuivre (bouillie bordelaise autorisée en bio). Les vignes sont belles, enherbées et l’état sanitaire des raisins laisse présager un très beau millésime 2009. En vinification, le domaine se veut “naturel” avec l’utilisation du so2 à faibles doses comme seul intrant (pas de levures chimiques, non collé, non filtré). Le Château Moulin 2006 est un vin abouti, sur le fruit, souple et généreux, un 100% Merlot à boire dès maintenant pour sa fraicheur. (il reste encore quelques 2005)
Il est temps de déjeuner, ce sera sur la commune voisine pittoresque (et touristique !) de Saint-Emilion, sur les conseils de nos amis vignerons, nous trouvons un sympathique bistrot bordelais traditionnel, bien loin de l’agitation touristique de la place principale qui sent un peu trop la moule-frites et steak haché sans âme, nous leurs préférons la convivialité d’une petite salade de rillons et d’une andouillette maison XXL aux petits légumes. Et même si les vins bio manquent sur la carte, un l’Hortus devrait faire l’affaire…
Château La Grave de Paul Barre
Paul Barre est un sacré personnage… Lancez-le sur la bio-dynamie et vous comprendrez ! C’est justement ce que nous avons fait et on se rend vite compte que Paul Barre est un grand connaisseur, un vrai praticien de la bio-dynamie, un homme qui explique et qui transmet. Sur son petit domaine de 7 hectares à dominante Merlot (80%), complété par le Cabernet-Franc et le Malbec (sur Fronsac et Canon-Fronsac), Paul Barre pratique une culture bio-dynamique (certifiée DEMETER depuis 1990) totalement dévouée au bien-être des vignes. Application de préparats dynamisés puis pulvérisés en doses homéopathiques à des périodes bien précises du cycle végétatif de la vigne (respect du calendrier lunaire de Maria Thun). Vinification traditionnelle, vendanges manuelles, so2 en doses limitées (sous les doses maximales autorisé par la certification bio-dynamique DEMETER), sans déviances œnologiques modernes de ‘triturage’ des jus. Château La Grave 2006 est un vin ultra-fidèle à son terroir de Fronsac, un vin droit et gourmand dans lequel on ressent la minéralité et la précision aromatique d’un cépage accompagné par ce talentueux vigneron, en parfaite harmonie avec son terroir.
Château Meylet de Michel Favard
Situé sur la prestigieuse appellation Saint-Emilion Grand Cru, Michel Favard élabore un divin nectar (autour de 4000 bouteilles par an) sur les 3 minuscules hectares de son domaine planté de 80% Merlot et 20% Cabernets, de magnifiques vieilles vignes de plus de 50 ans. Ici encore on ne recherche pas le rendement, la culture est biologique et bio-dynamique depuis 1987 (pionnier en Gironde, certifié pendant longtemps, plus maintenant à cause des coûts fixes de certification devenant trop importants pour une si petite surface). Michel Favard est un grand connaisseur du monde des vins naturels: les Lapierre, Foillard, Puzelat et autre Binner sont des amis qu’il connait bien, et avec lesquels il partage la philosophie d’une vinification naturelle sans intrants. Michel Favard vinifie donc sur levures indigènes, sans aucun additif, sans so2 en vinification, (un quasi-rien à la mise ce qui donne un taux de SO2 < à 5mg/l), et les vins qui subissent de très longs élevages en fûts le supportent très bien, et montrent à la dégustation une stabilité et une évolution dans le vieillissement remarquable. Chose assez rare pour être souligné: les vins, stockés en bouteille pendant de nombreuses années, ne sont disponibles à la vente que lorsque notre vigneron estime que le millésime mérite d’être commencé à consommer. En goûtant Château Meylet ‘97 (seul millésime à la vente en ce moment), ‘98 (prochainement en vente) et 2003 (date de sortie lointaine et inconnue…), on se plait à se délecter d’un nectar nature à la gourmandise terrible, à la digestibilité exceptionnelle, à la jeunesse étincelante sur une ossature de Saint-Emilion Grand Cru (très peu d’évolution sur 97 et 98 et en effet ces 2 millésimes se sont arrondis, le fût est intégré et fondu, le vin est homogène et sacrément buvable). Des vins qui mettront tout le monde d’accord à réserver pour célébrer une grande occasion.
Ici entre Collioure et Banyuls-sur-Mer, les coteaux très abrupts remplis de vieilles vignes de Grenache Noir plongent directement dans les eaux turquoises de la Méditerranée. C’est dans ce petit paradis viticole qu’ Adrien et Nathalie Herre s’installent à la fin du siècle dernier pour y faire des vinaigres, des vinaigres hors du commun prisés des plus grands connaisseurs culinaires. En effet, Les murs de la petite cabane de la Vinaigrerie de la Guinelle remplis de coupures de presse laissent vite deviner que ces vinaigres sont utilisés par les passionnés de cuisine et les grands chefs.
Nathalie Herre est avant tout une épicurienne passionnée de vins naturels qui réalisent depuis plus de 10 ans des vinaigres issus des vins de Banyuls, élaborés à l’ancienne: d’abord en fûts de chêne, où se développe le fameux voile de bactéries acétiques (la mère) qui va doucement transformer le vin en vinaigre, puis avant la mise en bouteille, les vinaigres sont disposés au soleil en bonbonnes en verre où le vinaigre se clarifie naturellement par le dépôt par le fond des lies. Certaines ‘cuvées’ sont parfumées par des sachets d’épices (cannelle et clou de girofle) suspendues en l’air dans les bonbonnes, une autre ‘cuvée’ sera elle mis en bouteille avec des pistils de safran.
J’avoue avoir appris énormément avec Nathalie Herre sur le processus des bactéries acétiques, sur le vieillissement, les arômes. “Pour faire un bon vinaigre, il faut un bon vin”: elle travaille donc avec les meilleurs vins de la région pour élaborer ces vinaigres ‘haute couture’.
La dégustation reste surprenante: en me levant, je ne pensais pas boire du vinaigre à la petite cuillère ! Nous avons dégusté ces nectars avec délectation, les arômes, de figues et d’agrumes sur le vinaigre de Banyuls blanc (cépage Grenache Gris), de mûres, de framboise et de noisettes sur le vinaigre de Banyuls rouge (cépage Grenache Noir), bref quelle palette de goûts et d’arômes extraordinaires ! Nous avons également pris conscience que les possibilités d’accords sont infinies: dans la poêle en déglaçage sur un foie de veau, bien évidemment dans toutes les salades, sur les sardines grillées, sur une coupe de fraises, sur un foie gras poêlé ou sur leur célèbre cuisine catalane à la plancha… allez !! à table !!
Nous avons sélectionné le Vinaigre de Banyuls traditionnel issu de Grenache Noir élaboré sans colorants, sans conservateurs et sans sulfites ajoutés !
Petite journée en Touraine qui commence par une visite chez Pascal Simonutti à Mesland. C’est toujours un moment que j’apprécie particulièrement, car on ne sait jamais comment cela va se passer (c’est-à-dire combien de temps on va y rester…). Nous avons dégustés la fameuse cuvée Gamay/Aunis qui s’habille maintenant soit de l’étiquette “Vin de Bagnole“, soit de l’étiquette “Boire Tue“: c’est vous qui choisissez ! A noter que nous référençons toujours son pur Pineau d’Aunis (sans sulfites ajoutés). Deux cuvées particulièrement bien réussies qui démontre que Pascal Simonutti à su tirer son épingle du jeu malgré un millésime 2007 qui a demandé beaucoup de travail à la vigne.
Ensuite direction Les Montils chez les frères Puzelat au Clos du Tue-Bœuf, où ils avaient réunis quelques vignerons talentueux comme Jean Foillard (Morgon), Pascal Potaire (Touraine), Pierre Breton (Bourgueil), René Mosse (Anjou), Jean-François Nicq et Jean-Sébastien Gioan (Roussillon) pour les Portes Ouvertes annuelles du domaine. Cela nous a permis de re-déguster les vins présents que nous avions pour certains déjà eu l’occasion de croiser sur d’autres salons. Cela nous a permis de sélectionner de nouveaux vins dispo dès à présent sur le site:
> KO rosé 2008 de Thierry Puzelat: Cépage Côt vinifié en rosé, un très léger sucre résiduel, très peu sulfité synonyme de gourmandise sur de jolies notes de groseilles… succulent !
> Morgon Domaine 2007 de Jean Foillard: du fruit, croquant, gourmand qui fait dire: “vive le beaujolais !”
> Morgon “Côte du Py” 2007 de Jean Foillard: une belle matière, un Gamay opulent sacrément bien construit par un élevage “haute couture”.
> Nuits d’ivresse 2007 de Pierre Breton: Cabernet-Franc sans sulfites ajoutés, gourmand et digeste, l’ami du barbecue.
Moment privilégié, nous avons partagé le repas des vignerons ce qui renforce toujours les liens et occasionne des moments de partage, de rire et d’échange de point du vue toujours passionnant pour mieux appréhender la philosophie de travail de chacun d’entre eux.
Que du bonheur !
Petite virée chez nos amis vignerons du Val de Loire, pour goûter les nouvelles mises en bouteille et les vins en cours d’élevage. Nous devions aller au salon ViniCircus mais les stocks mini sur plusieurs références nous obligent à réapprovisionner régulièrement (petit rappel: nous ne vendons que des vins dispo en stock chez nous).
Domaine Clos du Tue-Bœuf (Cheverny): Jean-Marie Puzelat nous reçoit pour goûter quelques 2007, nous reviendrons goûter les 2008 lors des portes ouvertes du domaine début mai. Nous référencerons prochainement une ou deux cuvées, mais le choix sera dur: les Cheverny blancs sont frais, minéraux et délicieux et les Cheverny rouges sont subtiles et complexes avec de très jolies restitutions de terroirs sur les cuvées Guerrerie et Rouillon.
Domaine du Moulin, Hervé Villemade (Cheverny): passage en vitesse chez Hervé avant son départ pour le Salon ViniCircus, le blanc et le rouge ‘domaine’ 2008 sont dispo et goûtent déjà très bien, nous sommes assez impressionné par la régularité des vinifications du domaine: les 2008 viennent de sortir et sont déjà dispo sur votre site préféré !
Direction Montlouis et Les Loges de La Folie pour ravitailler sur le Montlouis Sec Le Chemin des Loges, 2006 est encore dispo, nous continuons donc sur ce millésime qui nous a fait craquer pour ce domaine il y a quelques mois… ça goûte toujours aussi bien, la Nef des Fous aussi… faudra réfléchir à le faire ! (Chenin Sec élevé en fûts). Les sols commencent à être travaillés, un premier griffage vient d’être effectué… les sols respirent, c’est le printemps !
Passage chez Fabien Boisard, Domaine du Mortier, qui nous reçoit pour goûter le nouveau Dionysos 2007 en bouteille, Graviers 2007 (bien qu’épuisé chez lui… mais pas encore chez nous !) et les 2008 encore en fûts, et qui ne seront pas prêts avant un bon moment, ça prends son temps… difficile de juger les 2008 car ils sont encore plein de sucre et en pleine fermentation mais l’acidité bien marquée permet d’être très optimiste.
Nous voulions profiter de cette escapade pour découvrir un nouveau domaine sur Chinon (face à Saint Nicolas de Bourgueil). Sur les conseils d’amis et de vignerons, nous voilà chez Alain et Jérôme Lenoir du Domaine Les Roches à Chinon. Cette petite propriété et ses 3,5 hectares restent très discrets. Alain a maintenant laissé son fils Jérôme prendre les rênes de l’exploitation familiale dont les vignes en coteaux d’un seul tenant sont situées juste au dessus de la cave.
Ici, on fait dans le “Chinon de Garde“, pas question de commercialiser rapidement, les vins ont besoin de temps pour être bien élevés, ici les élevages sont longs, très longs, souvent plus de 3 ans en très vieux foudres et au moins 1 an en bouteille avant commercialisation ! En ce moment 2001, 2002 et 2003 sont dispo… ça en dit long sur la philosophie du domaine qui croit (et il a raison!) que le Cabernet-Franc sur ce magnifique terroir peut produire un très grand vin de garde, la preuve par la dégustation:
Chinon Les Roches 2001 en bouteille: très sympa pour son vrai côté rustique !
Chinon Les Roches 2002 en bouteille: un magnifique Chinon dans un style classique et gourmand
Chinon Les Roches 2003 en bouteille: sur la réserve, beau potentiel
Chinon Les Roches 2004 en fûts
Chinon Les Roches 2005 en fûts: taillé pour la garde, sera dans la lignée des 1989 et des 1976
Chinon Les Roches 2006 en fûts
Chinon Les Roches 2008 en fûts
Chinon Les Roches 1990 en bouteille: grand millésime, étonnement jeune, à boire pour les grandes occasions
Chinon Les Roches 1976 en bouteille: très belle réussite pour ce domaine, bon à boire
Chinon BLANC Les Roches 2004 en bouteille: cette micro-cuvée de Chinon Blanc est élevée moins longtemps que les rouges et issue du cépage Chenin: frais, gras et tendu.
Un grand merci à Jérôme Lenoir pour cette superbe dégustation, nous référencerons une cuvée (2001 ou 2002) dès notre prochain passage !
Nous nous sommes rendus au 19ème Salon des Vins de France à Villebarou (près de Blois) ce samedi 14 mars. Salon regroupant 35 producteurs de vins de toutes les régions, avec une belle représentation de vins bio et de vins natures, invités par l’association « La Vigne et le Vin». Une belle journée ensoleillée, partis de bonne heure pour déguster un maximum de vins.
On commence par un de nos domaines préférés le Domaine du Mazel, histoire de mettre en route nos papilles gustatives… et surtout afin de lui réserver et de lui emporter un maximum de vins. La journée continue avec de nouvelles rencontres, des vins intéressants… d’autres moins, et on prend le temps de discuter avec les vignerons afin de bien connaître leur philosophie.
Isabelle frère est présente, elle a fait le voyage, c’est toujours un régal, elle est passionnée, passionnante et joyeuse. C’est vins sont à son image: sincère, élégant et surtout très naturel. Sa seule cuvée 2008 dispo pour l’instant est Domaine du Scarabée -Volubile 2008, moins structuré que l’année dernière avec un caractère gourmand et la typicité de la Syrah des Côtes Catalanes est toujours là !
Forcément, on y croise nos amis vignerons du coin, Thierry Puzelat et son frère Jean-Marie accompagnés de notre ami Bruno Dreux sont là pour goûter et trouver de nouvelles références pour leur bar Les Becs à Vin à Orléans. Pascal Simonutti qui vient voir d’anciennes connaissances goûte également avec nous. La journée continue avec des Crozes-Hermitage du Domaine d’Entrefaux, les Beaujolais de Guy Breton, les vins d’Alsace de Gérard Schuller et des vins italiens, sans oublier le nouveau millésime 2005 éclatant et magnifique du Château Moulin de Bénédicte et Grégoire Hubau en Canon-Fronsac.
Deux jolies découvertes: Le Vin des Amis, Domaine Mas Coutelou (par Jean-François Coutelou) et le Minervois La Nine de Jean-Baptiste Senat, deux vins rouges du Sud à la puissance maîtrisée et la digestibilité rare, un régal ! Des cuvées déjà disponibles sur le site afin de vous les faire partager au plus vite.
Ce week-end était entièrement dédié à une petite escapade dans le vignoble du Jura avec mon pote Bruno Dreux, passionné de vins naturels et associé des Becs à Vin, LE bar à vin d’Orléans. Nous voulions d’une part rencontrer nos vignerons partenaires, mais également réussir à référencer un nouveau vigneron sur cette région viticole souvent méconnue qui possède pourtant quelques “pépites”. La neige était de la partie, elle nous a beaucoup ralentie mais à grandement participer à rendre ce “périple” MAGIQUE !
Premier rendez-vous au Domaine Pierre Overnoy à Pupillin, repris depuis quelques années par la famille Houillon, où Emmanuel est maintenant assisté par sa sœur Adeline et son frère Aurélien. Nous sommes reçu par Adeline dans la salle de dégustation de la maison de Pierre Overnoy. Nous dégustons successivement:
> Overnoy Ploussard 1999: encore très jeune, un équilibre remarquable, un joli fruité. Vin plus disponible à la vente.
> Overnoy Chardonnay 2003: grande pureté, très élégant et raffiné, belle restitution de terroir.
> Overnoy Savagnin 2004: un Savagnin éblouissant, gourmand et aérien.
> Overnoy Savagnin non ouillé 1998: un Vin Jaune doit être élevé 6 ans et 3 mois en fût avant mise en bouteille, ici ce Savagnin à déjà 10 ans de fût! Un vin à oublier en cave, taillé pour traverser le siècle.
Bruno et moi avons été impressionné par la tension aromatique, la pureté et l’équilibre de tous ces vins, sorte de signature du Domaine. Emmanuel Houillon cultive en bio et va plus loin en appliquant de nombreux principes propres à la biodynamie comme le respect du calendrier lunaire et l’application des préparats 500 et 501 pour stimuler la plante et ses défenses naturelles sans aucun ajout de chimie polluante. Mais le domaine est surtout réputé pour ses vinifications sans soufre de A à Z, et nous constatons encore une fois qu’il maitrise cet art avec brio ! Le passage de main est définitivement réussi.
Le Domaine est autant réputé pour la qualité de ses vinifications que pour la rareté de ses vins et ses petites quantités disponibles auprès d’une clientèle de cavistes passionnés finement sélectionnés. Nous sommes très heureux de pouvoir vous en proposer quelques flacons. Merci Adeline pour cette belle dégustation !
Nous nous rendons ensuite chez Philippe Bornard, un vieux copain de Pierre Overnoy. Philippe Bornard travail de la même manière, cultiver sans chimie et vinifier naturellement lui semble pour le moins normal… bon signe. Nous descendons dans le chai et avons la chance de goûter toute sa gamme dans une ambiance chaleureuse et instructive. Un grand moment de partage !
en Rouge:
> Ploussard, Point-Barre 2007
> Ploussard, La Chamade 2006
> Trousseau, Le Ginglet 2006 (terroir de graviers)
> Trousseau Le Garde-Corps 2006 (terroir d’argile)
> Ploussard, La Chamade 2005
> Pinot Noir, Aide-mémoire 2006
> Pinot Noir, Aide-mémoire 2005
en Blanc:
> Chardonnay, Le Blanc de La Rouge 2007
> Melon du Jura, Le Rouge-Queue 2007
> Savagnin ouillé, Les Chassagnes 2007
> Savagnin ouillé, Les Chassagnes 2006
> Savagnin non-ouillé, Les Marnes 2006
+ dégustation sur fût des cuvées en cours d’élevage.
Nous avons constater une grande maitrise dans les vinifications qui se font naturellement, le seul intrant restant une dose très maîtrisée en soufre à la mise en bouteille. Il en résulte de vrais vins naturels où les rouges surprennent par leur gourmandise et leur complexité (avec certaines similitudes avec les grands Beaujolais natures) et les blancs expriment parfaitement minéralité et restitution de terroir grâce à une belle maitrise des élevages en fût de plusieurs vins. Nous avons choisi de référencer immédiatement une cuvée: notre choix c’est porté sur le Ploussard La Chamade 2006, un vin gourmand, légèrement épicé et complexe, sur le fruit, qui sera parfait pour l’été sur un repas ensoleillé de viandes et de fromages ! D’autres cuvées feront leur entrée au catalogue prochainement. Je tiens à remercier Philippe Bornard pour son accueil et sa gentillesse.
Forcément nous sommes en retard pour diner maintenant, malgré la neige nous arrivons chez Fabrice Monin, patron des Zinzins du Vin, LE bar à vin / resto sur Besançon. Si vous passez dans le coin c’est l’endroit parfait pour manger un bon p’tit plat (préparé par sa femme Momoko) et goûter quelques jolies cuvées de vins naturels, sélectionnées par Fabrice avec professionnalisme et passion. Après quelques belles découvertes, nous sentons déjà notre chambre d’hôtes toute proche nous tendre les bras…
Réveil sous 20cm de neige fraîche tombée pendant la nuit, la déneigeuse vient de passer nous pouvons reprendre la route pour retourner chez Philippe Bornard prendre nos vins (nous étions très en retard la veille !) et assister au pressage manuel tout en douceur de son nouveau Vin de Paille, en sortie de pressoir le jus est d’une gourmandise terrible, déjà sur le coing, l’abricot et les épices. Nous goutons également sur fût le Vin de Paille 2005 (qui n’aura d’ailleurs pas l’appellation par manque de degré alcoolique, environ 13° au lieu des
environ 14° requis) prêt à être mis en bouteille: belle sucrosité maitrisée, pas du tout écœurant… magique ! Nous prenons le temps de manger un plat au Grapiot, la seule auberge du village, où la patronne nous reçoit dans un joli cadre raffiné (tout autant que son épaule d’agneau confite au petits légumes), et une très belle sélection de vins du Jura. Au verre, notre choix se porte immédiatement sur un verre de …. Melon du Jura, Le Rouge-Queue 2007 de Philippe Bornard !!! Décidément on est accro…
Nous nous sommes rendu le 23 février à Deauville pour fêter le 10ème anniversaire du salon pro de la Dive Bouteille, salon spécialisé dans les vins bio et naturels.
Déjà, je tiens à féliciter Sylvie Augereau pour l’organisation de ce salon, c’était vraiment parfait. Ce style de salon est toujours très intéressant, cela permet de renforcer les liens avec nos producteurs partenaires et de déguster à nouveaux leurs différentes cuvées, leurs nouveaux millésimes, mais aussi de dénicher de nouvelles cuvées de vin bio et naturels.
Après avoir dégusté environ 130 vins, nous avons réussi à découvrir de nouveaux producteurs qui nous semblent très intéressants par leur philosophie de travail, et la qualité de leur vin. Nous vous présenterons prochainement ici les nouvelles cuvées qui, pour nous sont vraiment sorti du lot.
Cette journée se terminant autour d’un verre avec quelques amis vignerons, nous sommes déjà impatients de nous rendre au prochain rendez-vous qui sera sûrement celui de Villebarou à la mi-mars.